Journal de création

Le bureau sur le gazon (entre Lattes et Montpellier)

Il est tard. Ma petite fille refuse de dormir. Elle doit sentir l’excitation. Ce soir, j’ai retrouvé Charlotte, la maman de Lilas. Elle m’a remis une grande pochette avec toutes les productions des enfants d’Auguste Comte. D’un œil, je les observe sur mon lit, de l’autre, je guette les bruits d’Héliette, d’un troisième œil, je réfléchis. Certains enfants m’ont faite blonde, avec des seins, seule à mon bureau, ou bien sur une scène de théâtre. Nombre d’entre eux ont dessiné mon matériel : des ciseaux, de la colle uhu. La plupart des enfants m’ont fait une chambre bien rangée. A part Nestor qui a dessiné une sorte de catastrophe. Je me dis qu’il connaît bien sa mère. C’est vrai, dans mon coin bureau, c’est le fouillis. Il y en a partout !! Au moment où je vous parle, il y a deux ordinateurs sur ma table, une souris, des crayons, des livres de philosophie, des films, des livres documentaires, des stylos débouchés, des sous. Et même par terre c’est le bazar. Enfin, c’est mon coin. J’ai été très touchée du dessin de Louise qui m’a représentée dehors, avec un bureau au milieu du gazon.

bureau

 

Je me suis dit voilà qui est bien vrai. Ecrire, ça ne se fait pas toujours nichée dans son petit coin (même si des fois j’aime bien être recroquevillée toute seule avec mon ordi dans mon lit –lorsque je suis à l’hôtel, par exemple). Mais la plupart du temps, l’écriture se fait aussi avec l’extérieur. Aujourd’hui, par exemple, j’étais à l’école de Lattes. J’ai rencontré une bande de garçons prétendument doux, je les ai appelés la bande des doux, et une bande de garçons prétendument durs, je les ai appelés la bande des casquettes. Je me dis : « Tiens, il y aura peut-être des bandes, dans ma pièce ! » On verra bien lorsque j’aurais rencontré tous les enfants. Ce qu’il me reste de toutes nos rencontres. Peut-être il me restera juste un sandwich crêpe dessiné par le petit Evan ? Evan m’a dessiné un sandwich crêpe, comme ça, pour le plaisir, et m’a demandé plusieurs fois dans la journée si je l’avais mangé. J’ai eu beau lui dire : « Ton sandwich crêpe n’a rien à voir avec La Classe Vive, Evan ! » Il a tellement insisté, j’ai fini par le croquer un peu. Voilà comme ça se passe, dans mon écriture. Je me nourris de partout.

Sandwich crêpe d’Evan.

Numériser

 

 

 

Sinon, j’ai beaucoup aimé tous vos personnages fantastiques.

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